Le Diplôme d'Etat d'Ingénierie Sociale (DEIS), instauré en 2006, certifie les compétences de futurs « cadres développeurs » définis comme des « experts des politiques sociales, de l'action sociale et médico-sociale ». Ce nouveau diplôme s'inscrit dans une histoire plus ancienne en succédant au Diplôme Supérieur en Travail Social (DSTS), initié en 1978, qui se proposait d'apporter au travail social une démarche rigoureuse fondée sur la production de connaissance.
L'ouvrage présente ce nouveau diplôme dans ses différents aspects à travers son architecture, les référentiels d'activités et de compétences, les domaines de formation, ainsi que les modes de validation. Les auteurs s'appuient sur leurs expériences de formateurs pour présenter le déroulement du cursus de formation, l'agencement des enseignements, les différentes orientations pédagogiques.
Ils prennent appui également sur leurs travaux de recherche pour étudier la place de ce diplôme dans un marché du travail en évolution. Ils analysent également la question de l'ingénierie en interrogeant le sens qu'elle prend dans les configurations contemporaines de l'action publique, sachant que ce registre d'activités « l'ingénierie sociale », apparue dès la fin du XIXème siècle, a été réactivé dans les années 1980.
A travers ce diplôme et la formation qui y prépare, sont abordées un ensemble de questions qui traversent l'action sociale et les professions sociales : Quelle relation entre les modes de connaissance et la mise en œuvre de l'action ? Quelle transversalité dans les politiques publiques pour traiter de la complexité des problèmes sociaux ? Quel positionnement professionnel et surtout quelle professionnalisation des métiers de l'ingénierie sociale au regard des transformations sociales actuelles ?